
Titre original: The Uncommon reader
roman traduit de l'anglais par Pierre Ménard
Editions DeNoël
Collection DeNoël et d'ailleurs
ISBN 978-2-207260112-8
Vous connaissez peut-être déjà cet auteur britannique, dont les pièces de théâtre et séries télé sont plutôt assez connues outre manche.
Dans cet ouvrage, Alan Bennett nous projette de façon furieusement drôle dans un scénario très original.
La Reine découvre par hasard dans une partie du palais où elle va peu, un bibliobus où elle rencontre notamment Norman, commis de cuisine.
Par courtoisie, elle emprunte un premier ouvrage, un roman d'Ivy Compton Burnett dont elle trouve la lecture plutôt rébarbative. La semaine suivante, elle revient rendre cet ouvrage et emprunte, toujours plutôt par courtoisie, un autre roman, de Nancy Mitford.
Ce livre sera, on le comprend, déterminant. S'il avait été aussi fastidieux que le premier, nul doute que la reine aurait arrêté là ses escapades littéraires et repris le cours de son existence, rythmée par le protocole et ses innombrables devoirs.
Mais tel ne fut pas le cas. Ce livre lui fait l'effet d'une porte s'ouvrant sur des contrées infinies. Nommant Norman assistant littéraire, elle se met à dévorer les livres à une vitesse vertigineuse, prenant de plus en plus d'assurance dans l'exercice de cet art.
Malheureusement, ce goût pour la lecture est mal vu par l'entourage de la reine, car celui-ci estime qu'il détourne la Reine de ses obligations et d'une existence "normale" de reine. Cette hostilité va se manifester par diverses anecdotes: livre dynamité par les services de sécurité, caisse de livres prévue pour un déplacement égarée, assistant littéraire mystérieusement disparu au retour de la Reine, etc. Il est même de mauvaises langues pour sous-entendre que la Reine deviendrait sénile...
Paradoxalement la Reine en souffre également, dans le sens où ses devoirs, cérémonies, etc, lui paraissent de plus en plus ennuyeuses - n'ayant qu'une seule envie: replonger son noble nez dans son bouquin. Son obsession: rattraper le temps perdu, et tous ces ouvrages non lus lui paraissent une montagne infinie.
Mais la Reine est une femme d'action, et son assurance croissante la pousse à écrire de plus en plus. Car le lecteur n'est qu'un spectateur?
Écriture savoureuse, chute sympathique, réflexion intéressante sur l'acte de lecture, asocial par nature puisqu'il vous isole à sa façon des autres. Bref, un très bon moment!
Dans cet ouvrage, Alan Bennett nous projette de façon furieusement drôle dans un scénario très original.
La Reine découvre par hasard dans une partie du palais où elle va peu, un bibliobus où elle rencontre notamment Norman, commis de cuisine.
Par courtoisie, elle emprunte un premier ouvrage, un roman d'Ivy Compton Burnett dont elle trouve la lecture plutôt rébarbative. La semaine suivante, elle revient rendre cet ouvrage et emprunte, toujours plutôt par courtoisie, un autre roman, de Nancy Mitford.
Ce livre sera, on le comprend, déterminant. S'il avait été aussi fastidieux que le premier, nul doute que la reine aurait arrêté là ses escapades littéraires et repris le cours de son existence, rythmée par le protocole et ses innombrables devoirs.
Mais tel ne fut pas le cas. Ce livre lui fait l'effet d'une porte s'ouvrant sur des contrées infinies. Nommant Norman assistant littéraire, elle se met à dévorer les livres à une vitesse vertigineuse, prenant de plus en plus d'assurance dans l'exercice de cet art.
Malheureusement, ce goût pour la lecture est mal vu par l'entourage de la reine, car celui-ci estime qu'il détourne la Reine de ses obligations et d'une existence "normale" de reine. Cette hostilité va se manifester par diverses anecdotes: livre dynamité par les services de sécurité, caisse de livres prévue pour un déplacement égarée, assistant littéraire mystérieusement disparu au retour de la Reine, etc. Il est même de mauvaises langues pour sous-entendre que la Reine deviendrait sénile...
Paradoxalement la Reine en souffre également, dans le sens où ses devoirs, cérémonies, etc, lui paraissent de plus en plus ennuyeuses - n'ayant qu'une seule envie: replonger son noble nez dans son bouquin. Son obsession: rattraper le temps perdu, et tous ces ouvrages non lus lui paraissent une montagne infinie.
Mais la Reine est une femme d'action, et son assurance croissante la pousse à écrire de plus en plus. Car le lecteur n'est qu'un spectateur?
Écriture savoureuse, chute sympathique, réflexion intéressante sur l'acte de lecture, asocial par nature puisqu'il vous isole à sa façon des autres. Bref, un très bon moment!
2 comments:
Les livres...
Plus qu'un échappatoire, la lecture c'est sans doute aussi l'envie de réaliser ses rêves et ses fantasmes par procuration...
J'ai bien aimé ce livre qui m'a fait sourire en tournant les pages de cette farce qui devient fables:)
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