Thursday, December 04, 2008

Deux jours à tuer

Antoine a tout pour être heureux.

Et il l'est, officiellement.

Un peu plus de quarante ans, associé dans une entreprise de publicité, revenus plus que confortable. Une grande maison une épouse, deux enfants, un labrador, des amis du même rang social, une BMW.

Réussir dans la vie, est-ce nécessairement réussir sa vie?

Un jour, sa vie bascule. Il revend les parts de sa sociétés. Son épouse suppose qu'il la trompe. Il ne la dément pas. Il veut partir. Il commence à se montrer odieux, dit à qui il croise le fond de sa pensée, surtout lorsqu'elle est blessante, et en vient à se battre avec ses amis.

Au petit matin, il fait ses adieux à ses enfants.

Histoire d'un départ brutal, d'un pétage de cable. Crise de la quarantaine? On se doute très vite qu'il y a plus grave. Partir en ne laissant pas aux autres la peine d'assister à une agonie certaine.

Mourir un peu plus, un peu plus vite, mais caché.

J'ai été bluffée par la prestation d'Albert Dupontel qui est incroyablement convaincant dans ce rôle. L'oeuvre est vraiment très touchante, du coup je pense lire le roman dont elle est inspirée.

Un peu plus sur le film ici

No comments: