
Roman traduit de l'espagnol (Colombie)
par Annie Morvan
Grasset - Le livre de poche
ISBN 978-2-253-06054-3
J'avais été séduite par les "Douze contes vagabonds" de cet auteur colombien, lu il y a déjà un petit bout de temps.
L'histoire de cet achat est assez idiote. J'avais fait quelques achats et désirais payer par carte, mais j'étais en dessous du montant à partir duquel ce moyen de paiement était accepté. J'ai donc du acheter quelque chose de plus, et compte tenu du maigre choix de bouquins, ce quelque chose fut "L'amour aux temps du choléra"
J'appréhendais un peu, en général je fuis les ouvrages portant ce genre de titres.
Gabriel Garcia Marquez, grand conteur, nous envoie dans les caraïbes de la fin du 19ème siècle. L'image est loin d'être celle d'un paradis ensoleillé: c'est pauvre et sale, et des épidémies se produisent régulièrement.
La mort auto-administrée d'un adroit joueur d'échec qui ne voulait pas vieillir. Un couple âgé: un médecin réputé, Juvenal Urbino, et son épouse, Fermina, unis depuis 50 ans. Le médecin meurt stupidement à son tour, laissant sa veuve éplorée. Un homme attendait cet instant depuis toujours: Florentino.
Puis retour en arrière d'un demi siècle.
Florentino, jeune garçon timide vivant seul avec sa mère, fils illégitime d'un notable de la région, s'éprend, alors qu'il exerce sa mission d'apprenti télégraphiste, de Fermina.
Fermina, fille d'un homme autoritaire dont les affaires douteuses prospèrent, orpheline de mère.
Nait alors une amourette épistolaire. Florentino est fou amoureux, le genre d'amoureux qui se complait dans ses souffrances interminables et qui se noie dans les livres et la poésie. Fermina est juste curieuse et intriguée. La correspondance fini par être découverte et le père tente d'éloigner sa fille afin de lui faire oublier ce prétendant trop pauvre. Pour ce faire, ils partent pour un voyage de quelques années, pendant lequel chacun des jeunes gens idéalise l'autre, et pendant lequel leur amour se cristallise.
Malheureusement pour Florentino, lorsque Fermina revient et le retrouve, elle se rend compte de son absence de sentiments véritable pour lui, et lui signifie la fin de leur relation.
C'est un véritable déchirement pour Florentino. Ce déchirement le fera encore plus souffrir lorsqu'il comprendra qu'elle épouse un jeune médecin riche et renommé.
Ce mariage n'est pas à proprement parler l'union de deux personnes amoureuses, mais de deux êtres qui vont finir par apprendre à s'aimer. Parallèlement, Florentino ne cessera de chercher à réussir socialement afin de mériter Fermina, et de guetter la mort du médecin. Il engagera en outre une véritable carrière de séducteur, sans qu'aucune des multiples femmes dont il fera la conquête ne puisse un seul instant remplacer la "reine couronnée" de son cœur.
Donc, retour 50 années plus tard, ou Florentino tente de reconquérir Fermina.
C'est curieux, je partagerai mes impressions en deux parties, comme le livre.
Dans les deux premiers tiers agit toute la magie du récit de marquez: une écriture chaleureuse, riche, colorée, vivante et remuante, qui vous prend par la main pour vous emmener dans l'existence des personnages.
Le dernier tiers est a mon sens moins enthousiasmant. La pauvre Florentino n'en finit pas de reconquérir Fermina, qui veut, qui veut pas, l'histoire s'essouffle bref (le syndrome du récit qui s'étire au fur et à mesure de la lecture dont je vous ai parlé il y a quelques temps), j'ai sauté quelques longueurs tant j'avais hâte d'en finir, ce qui était plutôt dommage.
J'aurais mieux fait de rester sur ma première impression je pense ^^'
J'appréhendais un peu, en général je fuis les ouvrages portant ce genre de titres.
Gabriel Garcia Marquez, grand conteur, nous envoie dans les caraïbes de la fin du 19ème siècle. L'image est loin d'être celle d'un paradis ensoleillé: c'est pauvre et sale, et des épidémies se produisent régulièrement.
La mort auto-administrée d'un adroit joueur d'échec qui ne voulait pas vieillir. Un couple âgé: un médecin réputé, Juvenal Urbino, et son épouse, Fermina, unis depuis 50 ans. Le médecin meurt stupidement à son tour, laissant sa veuve éplorée. Un homme attendait cet instant depuis toujours: Florentino.
Puis retour en arrière d'un demi siècle.
Florentino, jeune garçon timide vivant seul avec sa mère, fils illégitime d'un notable de la région, s'éprend, alors qu'il exerce sa mission d'apprenti télégraphiste, de Fermina.
Fermina, fille d'un homme autoritaire dont les affaires douteuses prospèrent, orpheline de mère.
Nait alors une amourette épistolaire. Florentino est fou amoureux, le genre d'amoureux qui se complait dans ses souffrances interminables et qui se noie dans les livres et la poésie. Fermina est juste curieuse et intriguée. La correspondance fini par être découverte et le père tente d'éloigner sa fille afin de lui faire oublier ce prétendant trop pauvre. Pour ce faire, ils partent pour un voyage de quelques années, pendant lequel chacun des jeunes gens idéalise l'autre, et pendant lequel leur amour se cristallise.
Malheureusement pour Florentino, lorsque Fermina revient et le retrouve, elle se rend compte de son absence de sentiments véritable pour lui, et lui signifie la fin de leur relation.
C'est un véritable déchirement pour Florentino. Ce déchirement le fera encore plus souffrir lorsqu'il comprendra qu'elle épouse un jeune médecin riche et renommé.
Ce mariage n'est pas à proprement parler l'union de deux personnes amoureuses, mais de deux êtres qui vont finir par apprendre à s'aimer. Parallèlement, Florentino ne cessera de chercher à réussir socialement afin de mériter Fermina, et de guetter la mort du médecin. Il engagera en outre une véritable carrière de séducteur, sans qu'aucune des multiples femmes dont il fera la conquête ne puisse un seul instant remplacer la "reine couronnée" de son cœur.
Donc, retour 50 années plus tard, ou Florentino tente de reconquérir Fermina.
C'est curieux, je partagerai mes impressions en deux parties, comme le livre.
Dans les deux premiers tiers agit toute la magie du récit de marquez: une écriture chaleureuse, riche, colorée, vivante et remuante, qui vous prend par la main pour vous emmener dans l'existence des personnages.
Le dernier tiers est a mon sens moins enthousiasmant. La pauvre Florentino n'en finit pas de reconquérir Fermina, qui veut, qui veut pas, l'histoire s'essouffle bref (le syndrome du récit qui s'étire au fur et à mesure de la lecture dont je vous ai parlé il y a quelques temps), j'ai sauté quelques longueurs tant j'avais hâte d'en finir, ce qui était plutôt dommage.
J'aurais mieux fait de rester sur ma première impression je pense ^^'
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