Tuesday, December 05, 2006

Traité de savoir vivre à l'usage des jeunes russes


Roman de Gary Shteyngart
traduit de l'anglais (Etats Unis) par Sophie Brunet et Michèle Herpe Voslinsky
Le seuil / Editions de l'Olivier collection Points
ISBN 2.02.085960.2

Excellentissime premier roman de cet auteur d'origine russe (dont vous pouvez lire une interview ici).

Vous pouvez le deviner, j'ai beaucoup apprécié ce livre.

On nous raconte comment un émigré russe à New York, en pleine stagnation sociale (travail ennuyeux trouvé par maman possessive ayan) et affective (petite amie travaillant dans un club SM et qu'il n'ose pas présenter à ses parents), archétype même de l'anti héros (maigrichon, timide, un peu lâche) va devenir membre influent de la mafia russe.

Vladimir, nous venons de le dire, s'ennuie ferme dans son bureau, où il occupe, grâce à sa mère, un poste d'assistant à l'insertion des immigrés. Lors de son travail, il rencontre un dénommé Ribakov, vieillard Russe, qui lui promet de le mettre en contact avec son fils , mafieux à Prava (Ndlr: ville imaginaire ressemblant comme deux gouttes d'eau à Prague. Mêmes quartiers, même caractéristiques géographiques et architecturales, noms à peu près similaires, etc).

Suite à un certain nombre d'absurdes et savoureuses péripéties, Vladimir, qui goûte désormais aux joies de la popularité grâce à une nouvelle petite amie et qui, en tant que nouveau noctambule, commence à ressentir d'importants besoins financiers, va finalement débarquer dans 'Le paris des années 90" et se compromettre avec de nombreux individus plus ou moins louches.

Vraiment drôle, parfois grivois et agité, tendre ou grinçant à certains moments...

Ce roman aborde, en toile de fond, le malaise d'un immigré ne se sentant chez lui nulle part (qui plus est, les deux pays concernés étant chacun à l'opposé du spectre). Trop russe pour les américains, trop américain pour les russes.

A lire absolument!

2 comments:

Anonymous said...

Tu l'as aussi lu en anglais ou tu as chiné sur le net, pour la photo?

bunee said...

Seconde solution ;) La couverture de l'édition française est un peu trop banale ^^