
Nouvelles de J.M. COETZEE
Traduit de l'anglais (Afrique du sud) par Catherine Lauga du Plessis
Seuil, collection Points
ISBN 2.02.082605.4
J.M. Coetzee est prix Nobel de littérature 2003. Ce livre est composé de deux longues nouvelles, figurant parmi les premières de l'auteur, et retraçant deux destinées.
Le projet Vietnam.
Un agent administratif américain, mythographe de profession, sous la coupe d'un supérieur hiérarchique exigeant, est chargé de rédiger un rapport relatif aux actions militaires et de propagande sur place.
Plus précisément, son rôle est de dresser un bilan de la situation existante (mentalité des populations, impact de la propagande...) et d'évoquer des pistes d'amélioration.
Cet homme, que son entourage perçoit comme cynique, rêve d'une clef permettant de systématiser la guerre psychologique dans une logique de terreur - ceci passant par une acceptation de cette logique et la fin des mensonges diplomatiques.
Ce travail est particulièrement envahissant. Peu à peu, notre fonctionnaire s'en imbibe pour mieux fuir un quotidien déplorable (épouse infidèle, manque de personnalité, volonté systématique d'être aimé de tous).
Jusqu'à la démence.
Le récit de Jacobus Coetzee
Un chasseur de déserts, au 18ème siècle dans l'afrique australe, rend compte de ses aventures sur les territoires hostiles. Rencontres, bagarres, mésaventures diverses et variées pour cet homme à la quête de lui-même et de l'autre.
Comment se sentir vivant dans un monde où nulle âme n'existe?
Deux personnages se recentrant autour de leur ego, en quête d'une véritable perception de l'altérité et du monde extérieur, et vacillant chacun entre mort et folie.
(J'ai énormément aimé la première nouvelle, la seconde me touchant moins).
Les deux récits sont magnifiquement écrits, avec de profonds passages où les phrases forment presque de la prose à force de musicalité.
Les images sont belles, loin des clichés que l'on retrouve souvent en littérature, et la narration extrèmement vivante - les éventuelles réflexions plutôt philosophiques étant parfaitement intégrées à l'histoire.
Traduit de l'anglais (Afrique du sud) par Catherine Lauga du Plessis
Seuil, collection Points
ISBN 2.02.082605.4
J.M. Coetzee est prix Nobel de littérature 2003. Ce livre est composé de deux longues nouvelles, figurant parmi les premières de l'auteur, et retraçant deux destinées.
Le projet Vietnam.
Un agent administratif américain, mythographe de profession, sous la coupe d'un supérieur hiérarchique exigeant, est chargé de rédiger un rapport relatif aux actions militaires et de propagande sur place.
Plus précisément, son rôle est de dresser un bilan de la situation existante (mentalité des populations, impact de la propagande...) et d'évoquer des pistes d'amélioration.
Cet homme, que son entourage perçoit comme cynique, rêve d'une clef permettant de systématiser la guerre psychologique dans une logique de terreur - ceci passant par une acceptation de cette logique et la fin des mensonges diplomatiques.
Ce travail est particulièrement envahissant. Peu à peu, notre fonctionnaire s'en imbibe pour mieux fuir un quotidien déplorable (épouse infidèle, manque de personnalité, volonté systématique d'être aimé de tous).
Jusqu'à la démence.
Le récit de Jacobus Coetzee
Un chasseur de déserts, au 18ème siècle dans l'afrique australe, rend compte de ses aventures sur les territoires hostiles. Rencontres, bagarres, mésaventures diverses et variées pour cet homme à la quête de lui-même et de l'autre.
Comment se sentir vivant dans un monde où nulle âme n'existe?
Deux personnages se recentrant autour de leur ego, en quête d'une véritable perception de l'altérité et du monde extérieur, et vacillant chacun entre mort et folie.
(J'ai énormément aimé la première nouvelle, la seconde me touchant moins).
Les deux récits sont magnifiquement écrits, avec de profonds passages où les phrases forment presque de la prose à force de musicalité.
Les images sont belles, loin des clichés que l'on retrouve souvent en littérature, et la narration extrèmement vivante - les éventuelles réflexions plutôt philosophiques étant parfaitement intégrées à l'histoire.
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