Des tourbillons de vide
sous mes chaussures qui prennent la flotte.
La pluie me rince l’âme,
s’infiltre,
et me glisse le long de l’échine.
Pourquoi courir
lorsque l’étreinte
est délicieuse ?
Le ciel est une vaste tôle
oscillant entre le gris et l’ocre
et frôlant de ses ailes froissées
le ciel, la brume, le plomb :
Il m’enveloppe de ses bras fluides -
je suis alors comme un chat se glissant dans le cercueil.
Bitume miroir et mains fébriles sous les dards glacés :
ma carcasse pèse une tonne,
moi qui traîne savate et ramasse poussières,
ma tête au panier,
mon cœur au diable.
Le regard aussi trouble qu’au dehors,
mon âme fixe la fenêtre brodée d’eaux vives.
Carcan blafard
d’un corps haletant, lèvres bleues,
nausée se gondolant
sous mes chaussures qui prennent la flotte.
La pluie me rince l’âme,
s’infiltre,
et me glisse le long de l’échine.
Pourquoi courir
lorsque l’étreinte
est délicieuse ?
Le ciel est une vaste tôle
oscillant entre le gris et l’ocre
et frôlant de ses ailes froissées
le ciel, la brume, le plomb :
Il m’enveloppe de ses bras fluides -
je suis alors comme un chat se glissant dans le cercueil.
Bitume miroir et mains fébriles sous les dards glacés :
ma carcasse pèse une tonne,
moi qui traîne savate et ramasse poussières,
ma tête au panier,
mon cœur au diable.
Le regard aussi trouble qu’au dehors,
mon âme fixe la fenêtre brodée d’eaux vives.
Carcan blafard
d’un corps haletant, lèvres bleues,
nausée se gondolant
comme le rimmel le long des larmes.
Vivre et cavaler
- surtout cavaler -
le cours de fleuves, improbables et de nuits entremêlés,
parmi les foules aveugles.
S’imaginer seul au monde,
et laisser sourdre une ennivrante angoisse.
Clore ses paupières papillonnantes
et
enfin
sourire.
Vivre et cavaler
- surtout cavaler -
le cours de fleuves, improbables et de nuits entremêlés,
parmi les foules aveugles.
S’imaginer seul au monde,
et laisser sourdre une ennivrante angoisse.
Clore ses paupières papillonnantes
et
enfin
sourire.
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