
Titre original: Koritsuita Kaori
Roman traduit du japonais
par Rose-Marie Makino-Fayolle
Editions Acte Sud
Collection Babel
ISBN 978-2-7427-4959-1
Encore un très beau roman de cet auteur dont j'ai déjà lu quelques œuvres...
On y retrouve des thèmes récurrents chez cet auteur, comme le rapport à la mort, et le travail de mémoire.
L'écriture est, comme souvent chez Yoko Ogawa, très belle, très aérienne et poétique.
Dans cette histoire, nous rencontrons la jeune Ryoko, dont le petit ami surnommé Rooky , avec qui elle vivait depuis une année, vient de se suicider.
Elle fait la rencontre du frère cadet de Rooky et, en cherchant des explication à cet acte, va découvrir au fur et à mesure de son enquête beaucoup de choses qu'elle ignorait de son compagnon: celui-ci, parfumeur doué, était également un patineur artistique et ... un mathématicien de Génie poussé très tot par sa mère à passer toutes sortes de concours (D'ailleurs je n'ai pas pu m'empêcher de faire une comparaison, à supposer que c'était comparable, avec "La solitude des nombres premiers", sur la façon dont le refuge dans l'abstraction des maths était abordé, comparaison dont Yoko Ogawa sort d'ailleurs largement vainqueur mais je vous expliquerai ça dans la review sur la SDNP).
Ryoki va donc enqueter, et cette enquete sera un pretexte, un point de départ, pour aborder de façon symbolique: la source de la mémoire, le fossé qui se creuse entre la réalité et les apparences, le tout avec une sorte d'enchevetrement des causes et des effets.
Du Japon à Prague, courir après le passé de l'autre, ses fantômes.
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