Si toi aussi en écoutant à la radio une rumeur de blocage des dépôts de carburant de ta bucolique région, tu t'es rué(e) sur la première pompe à essence venue - alors que ton reservoir etait tout de même aux trois quarts plein, sache que je te hais.
S'il y a bien quelque chose qui provoque, la pénurie, c'est ce stupide soubresaut atavique, ce réflexe vital, qui fait suite à la moindre rumeur, à la seule perspective du manque.
La preuve:
- sorties pour les stations service blindées jusque la voie d'arrêt d'urgence
- rond points d'accès saturés
Et ce dès hier après midi. Le lendemain matin, voyant sa jauge, Mezigue se rend compte qu'elle a à peine 50 km d'autonomie. Elle part donc en quete d'un bar à Titine.
- rupture de gazole
- 10 voitures en attente devant une des rares stations encore approvisionnées (et forcément hors de prix).
Je déteste les gens. Et je sens que ça ne fait que commencer: je dois partir en déplacement jeudi, précisément un jour de grève.
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