Wednesday, January 17, 2007

Paris, ville lumière.

Ligne 4 (rose foncé).

Homme parlant seul et brandissant de larges gestes obscènes destinés aux passagers au travers des vitres. Pantin dérisoire.

Bus.

Femme hystérique et échevelée défoulant ses nerfs visiblement éprouvés tantôt sur les passagers, tantôt sur le chauffeur. Elle glapissait, étranglée par une colère qui la débordait, et déversait un sabir hypnotique sur l'ensemble des spectateurs médusés.

Ligne 12 (vert foncé)

Heure de pointe, voitures pleines comme autant de petits oeufs, à l'exception d'une , dans laquelle je m'engouffre. Très vite après la fermeture des portes, règne une odeur atroce oscillant entre le miasme fromager et le remugle dermatologique.

Visiblement d'autres usagers semblaient également incommodés. Nous options tous pour différentes techniques de survie: je m'éventais énergiquement tandis que d'autres réfugiaient leur appendice nasal traumatisé derrière qui une écharpe, qui un col roulé.

Je balayais du regard le peu d'espace qui m'entourait afin de mieux en cerner la provenance, lorsque brutalement mon regard circulaire heurta une paire de pieds nus et indescriptiblement crasseux. Mes yeux appréhendèrent alors dans son ensemble un gisant, presque hiératique dans son errance figée, habillé à la diable et oublié à terre. La nausée naissante l'emportant amplement sur la moindre compassion, je sortai à la première station venue.

Les Halles.

La foule ininterrompue contourne un vieil homme titubant, au pantalon souillé.

***

Quand je ferme les yeux tout n'est plus qu'une vaste colline
aussi verte que le souvenir de l'enfance.

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