Tuesday, October 31, 2006

La veuve joyeuse

Si vous êtes à Paris en ce moment, n’hésitez pas à aller voir jouer cette opérette à l’Opéra comique dans le 2ème arrondissement, mise en scène par Savary et dont la direction musicale est assurée par Gérard Daguerre (du 13/10/2005 au 15/01/2006).

L’opéra comique, en plus d’un cadre agréable, offre une programmation fort sympathique puisque la prochaine présentation a déjà attiré mon attention (« A la recherche de Joséphine » dédiée à une aventure jazzy dans la Nouvelle-Orléans).

Mais restons-en, pour l’heure, à notre veuve joyeuse.

La veuve joyeuse est l’une des trente opérettes dont la musique a été composée par le compositeur hongrois Franz Lehàr (1870–1948).

Classiquement elle comporte trois actes:
  • Un jeune premier et une diva s’aiment (acte 1),
  • s’épousent (acte 3)
  • malgré un obstacle inattendu (acte 2).

L’histoire (spoiler inside) :

Dans l’ambassade à Paris de Marsovie, un pays imaginaire oscillant entre la Poldavie et la Bordurie. L’Ambassadeur Popoff y donne une fête à l’occasion de l’anniversaire de son souverain.
Sa femme, Nadia, se compromet avec De Coutançon qui lui fait une cour de plus en plus pressante. Mais notre ambassadeur se débat avec d’autres ennuis: la quasi intégralité du trésor national de sa république bananière de pays est entre les mains d’une jeune veuve, Missia Palmeri.
L’ennui réside en ce que celle-ci est courtisée par maints soupirants, et que la fortune de la veuve quittera le portefeuille marsovien si elle se remarie avec un non marsovien.
Vient alors à l’esprit de Popoff de solliciter le beau prince Danilo, fringant diplomate plus versé dans la bagatelle que dans l’exercice de ses fonctions, afin que celui-ci séduise et épouse notre veuve.
Or, ce faisant, il ignore qu’une love affair avait déjà lié le prince à la veuve, qu’ils sont toujours épris l’un de l’autre (sans tuotefois l’admettre) – un malentendu étant à l’origine de leur séparation.
Danilo refuse d’épouser Missia mais accepte néanmoins d’écarter d’elle tous les courtisans se risquant à l’approcher.

Un éventail compromettant contient une déclaration enflammée de De Coutançon à Nadia, et une réponse consistant en un refus poli.
Cet éventail va néanmoins être perdu, circuler entre les mains de curieux qui souhaiteront tous tenter d’en percer le mystère et de retrouver l’inconnue à qui il appartient.
Malgré cette réponse Nadia n’hésite pas à aller fricoter avec de Coutançon dans un pavillon de jardin.
Popoff, entendant du bruit, épie et croit reconnaître sa femme. Pendant qu’il va chercher la clef, Missia se substitue afin de sauver la face de son amie mais déçoit Danilo qui file se consoler auprès des filles de chez Maxim’s.

Une fois là-bas, Danilo et Missia se retrouvent seuls et le malentendu se résout.

Mon avis:

La mise en scène est à mon goût un bel équilibre, suffisamment moderne sans toutefois être ridiculement contemporain. Les protagonistes sont à la fois bons acteurs et bons chanteurs, la chorégraphie comprend des scènes époustouflantes de french cancan endiablé. Le ton est truculent sans virer au vulgaire, bref, une vraie réussite à mon goût.

Allez-y sans hésiter, même si vous ne connaissez pas spécialement l’opérette : c’est une très bonne première approche qui donne envie de revenir voir ce type de spectacle.

1 comment:

Anonymous said...

Une très charmante opérette !
N'étant pas un habitué des opérettes, c'est avec un regard mélangé de curiosité et de gentille naïveté que je me suis laissé porter et j'en suis ressorti véritablement enchanté.
Mêmes remarques, de bons acteurs, une chouette adaptation, des répliques amusantes (la savary's touch)... Enfin bref, vivement recommandée !

Le fait d'avoir été convié au carré d'or, de voir de (très) près l'orchestre y ajoutait aussi son petit quelque chose à la magie de l'instant.

Champagne !