Pavillon Royal, bois de Boulogne, 18h00
Important cabinet de conseils en propriété intellectuelle organisant à l'occasion de son premier anniversaire hors du groupe Thalès une conférence/débat/réception autour du thème de la protection du patrimoine intellectuel sur le territoire chinois.
Grosses voitures allemandes sur les gravillons blancs, ambiance feutrée, parquet impeccablement ciré. Introduction dans le premier salon. Sourires, paroles aimables. Tout est calculé et parfaitement maîtrisé.
Elle était la plus jeune, debout et esseulée, en attendant que son mentor veuille bien faire quelques présentations.
Conférence débat.
Premier thème par une pointure de chez Thomson:
Sur les difficultés que les (grosses) entreprises occidentales peuvent subir en traitant avec les chinois et en leur concédant des licences de brevets: mauvais payeurs, lourdeurs administratives, contrefaçon.
Deuxième thème par une pointure de chez Alcatel:
Sur la pratique de la propriété intellectuelle en Chine et le potentiel de matière grise que l'on peut trouver là bas. Sur l'assimilation progressive des règles du jeu.
Troisième thème par le CEO de IPValue (Archétype de californien tout droit sorti de sa silicon valley), société financée par deux grands fonds d'investissement US, et intermédiaire dans la valorisation brevet:
Sur la comparaison historique des politiques brevets et de la maturité technologique & industrielle de la Chine au regard de celles de Taïwan, du Japon, de la Corée.
Exemple du brevet viagra de Pfizer, attaqué en vain au Royaume uni. Esclandre de la conseilllère de Sanofi.
Retour au salon.
Orchestre, buffet surréaliste, champagne et grands vins.
De l'art de discuter en anglais avec un écossais et l'ex vice-président de l'OEB sur les brevets indiens (Noter que l'Inde est la Chine de demain), tout en tenant une flûte d'une main et un petit four improbable de l'autre et en écoutant son mentor lui détailler sa carrière en détail.
Elle réalise qu'elle n'a pas trouvé d'avocats à qui donner son CV.
Effroyablement mal au pied. A défaut de pansement, elle avait tout de même réussi à bricoler une alternative relativement satisfaisante avec du ruban adhésif et du sopalin.
Chauffeur particulier jusque place de l'étoile.
Et si j'allais au Duplex? Non, en fait.
Retour en métro et causette avec un étudiant en philosophie.
Heureusement, elle avait un vocabulaire suffisant et des vestiges de références pour lui tenir tête. Quelques notions d'épistémologie et deux changements de paradigme plus tard...
Important cabinet de conseils en propriété intellectuelle organisant à l'occasion de son premier anniversaire hors du groupe Thalès une conférence/débat/réception autour du thème de la protection du patrimoine intellectuel sur le territoire chinois.
Grosses voitures allemandes sur les gravillons blancs, ambiance feutrée, parquet impeccablement ciré. Introduction dans le premier salon. Sourires, paroles aimables. Tout est calculé et parfaitement maîtrisé.
Elle était la plus jeune, debout et esseulée, en attendant que son mentor veuille bien faire quelques présentations.
Conférence débat.
Premier thème par une pointure de chez Thomson:
Sur les difficultés que les (grosses) entreprises occidentales peuvent subir en traitant avec les chinois et en leur concédant des licences de brevets: mauvais payeurs, lourdeurs administratives, contrefaçon.
Deuxième thème par une pointure de chez Alcatel:
Sur la pratique de la propriété intellectuelle en Chine et le potentiel de matière grise que l'on peut trouver là bas. Sur l'assimilation progressive des règles du jeu.
Troisième thème par le CEO de IPValue (Archétype de californien tout droit sorti de sa silicon valley), société financée par deux grands fonds d'investissement US, et intermédiaire dans la valorisation brevet:
Sur la comparaison historique des politiques brevets et de la maturité technologique & industrielle de la Chine au regard de celles de Taïwan, du Japon, de la Corée.
Exemple du brevet viagra de Pfizer, attaqué en vain au Royaume uni. Esclandre de la conseilllère de Sanofi.
Retour au salon.
Orchestre, buffet surréaliste, champagne et grands vins.
De l'art de discuter en anglais avec un écossais et l'ex vice-président de l'OEB sur les brevets indiens (Noter que l'Inde est la Chine de demain), tout en tenant une flûte d'une main et un petit four improbable de l'autre et en écoutant son mentor lui détailler sa carrière en détail.
Elle réalise qu'elle n'a pas trouvé d'avocats à qui donner son CV.
Effroyablement mal au pied. A défaut de pansement, elle avait tout de même réussi à bricoler une alternative relativement satisfaisante avec du ruban adhésif et du sopalin.
Chauffeur particulier jusque place de l'étoile.
Et si j'allais au Duplex? Non, en fait.
Retour en métro et causette avec un étudiant en philosophie.
Heureusement, elle avait un vocabulaire suffisant et des vestiges de références pour lui tenir tête. Quelques notions d'épistémologie et deux changements de paradigme plus tard...
- Mais tu t'y connais bien en fait!
- Non, juste un vernis de circonstance...
5 comments:
les mondanités sont indispensables pour faire des connaissances professionnelles qui ne peuvent que s'averer utiles pour des jeunes femmes carièristes la parfaite maitrise de soi doit passer indubitablement par là.Si vous voulez évoluez cela fait partie d'une excellente leçon de vie.
Et vous vous en etes trés bien sorti de ce bourbier mondain non?
Hm, ça a été en effet ^^
(et je n'ai rien d'une carriériste, à propos)
vous etes trop modeste pour l'énnoncer claireemnt mais cela est très bien ainsi je préfere une jeune femme déterminée dans son job que la nana qui fait 3 marmots à 20 ans sans passé sans avenir avec un mec qui la soule et qui l'entretient plus ou moins bien dans un squatt bourré de cafards
huhuhu pas mal comme caricature :)
Mais il n'existerait pas d'intermédiaire entre ces deux extrèmes ?
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